A lire - lu récemment

Ecoblanchiment publicitaire: l'autorégulation entre amis - La Tribune.fr

J'en parlais récemment et bien voilà, une tribune publiée dans La Tribune revient sur les mécanismes d'autorégulation dans les tentations de greenwashing des annonceurs et de leurs agences complices...

Ecoblanchiment publicitaire: l'autorégulation entre amis - La Tribune.fr

Blogged with the Flock Browser

Tags: , , , , ,

L'écoblanchiment / greenwashing, les publicitaires et le BVP

Un certain nombre de publicitaires sont inquiets du nouveau dispositif du BVP contre l'écoblanchiment, avant même sa mise en place...

L'autorégulation "entre amis" paraît effectivement peu garante du respect de hautes exigences en matière de discours publicitaire sur l'environnement...

Pendant ce temps là les ONG / associations continuent de dénoncer les campagnes de greenwashing et les agences de monter des "filiales développement durable"

On a pas fini d'en parler, suite au prochain épisode...

Toutes les infos sur le dispositif BVP

Blogged with the Flock Browser

Tags: , , , , ,

De la veille plein les yeux



Ce slideshow a été réalisé  partir de la veille en image que je fais tous les jours et que je publie sur Flickr ici : http://flickr.com/photos/trilogicom

Des infos pour rester bien en ligne (10)

Clients Trilogicom
Le micro-blogging pour aller plus loin ou pour faire autrement...
Si vous n'avez pas encore entendu parler du micro-blogging, de Twitter, Jaiku ou de Pownce, ça va pas tarder... Ces services permettent en un nombre très limité de caractère de communiquer ce qu'on fait au moment présent, (comme le "statut" sur Facebook), ce qu'on a envie de dire, ce qu'on va faire, si l'on est disponible, son humeur du moment... Les autres abonnés peuvent "suivre" l'actualité microbloguée. Pour les personnes, c'est un outil de communication très pratique si l'on adopte le réflexe (Obama, Clinton et certains chefs d'entreprises l'ont bien compris, des millions d'autres moins connus aussi), et pour les marques c'est une opportunité de créer des relations de proximité avec ses cibles (Dell, Intel...), c'est également un service très adapté en période de crise...
Une vidéo en anglais pour mieux comprendre le fonctionnement : ici
Et la preuve par l'exemple : mon compte Twitter est affiché sur mon site et sur mon blog, et il est consultable .
Alors et vous le micro-blogging ?
 
Projets en cours...
Portail planète sacrée, blog Kid Expo, un nouveau site pour la Chaîne de l'espoir, une campagne 30 millions d'amis, WWF et Fondation Nicolas Hulot avec Optimus, INPI et APF avec Ketchum, de la veille pour EURO RSCG C&O, des prospections pour Wellcom...
 
Et toujours : recrutements...
Trilogicom cherche pour ses clients plusieurs profils de webmasters juniors sous différents statuts (stage, CDD et CDI) et sur des thématiques telles que le développement durable, la lutte contre l'isolement et la pauvreté et la microfinance. Si vous connaissez des "moutons à 5 pattes" (un peu technique, un peu marketing, un peu rédacteur et très débrouillard, n'hésitez pas à m'écrire ici.
 
   
Le Web 2.0 est  une pratique répandue chez les internautes mais vous le saviez déjà non ?
TNS SOFRES met des chiffres sur une tendance dont on parle beaucoup et qui projette les peurs autant que les fantasmes. L'étude a l'avantage d'objectiver les choses et de montrer les voies sur lesquelles réfléchir en communication corporate et en marketing. 93% des internautes utilisent entre 4 et 5 services issus de sites web 2.0, ils contribuent presque autant qu'ils consultent, principalement des informations sur les entreprises et les marques / produits, ils sont attentifs à ce qui se dit de leur entreprise et ne veulent pas qu'elle use des technologies de blogs pour les manipuler. L'étude complète est ici
   
Top of the blogs

Si vous voulez savoir pourquoi les internautes sont fans ou au contraire détestent certains marques ou certains produits, on en parle quand vous voulez !
> LES TOPS :
Adidas, Altergaz, Apple, Bang & Olufsen, Ben & Jerry's, E. Leclerc, Fiat, Firefox, Google, Google Maps, Head & Shoulders, Kit Kat, Lufthansa, Max Havelaar, Mozilla, MSN, Norauto, Nutricia, Pernod Ricard, Pioneer, Puma, Quicksilver, Samsung, Slidesahre, Sony, Véja, Verbaudet, Wii, ZaOza, Zara...
> LES FLOPS : Alice, Axe, Canal Plus, Carrefour, Cdiscount, Daihatsu, Dove, eBay, Iphone, La Poste, LCL, LG Electronics, McDonald's, Microsoft, Monoprix, Monsanto, Nouvelles Frontières, Numericable, Psystar, Renault, Sodexo, Velib'...
Rappel : ces données sont issues d'une méthodologie de veille stratégique qualitative : elles ne se basent pas sur critères quantitatifs ou chiffrés.  
 
Keyword planning
Les  vrais buzz qui agitent la blogoshère peuvent se résumer  à un mot ou une expression clé...
"écofood", "flash mobs", "géocaching", "gold class movies", "millenials"...
Vous voulez savoir comment utiliser intelligemment ces phénomènes ?
Connaître les autres buzz du moment ?
Séparer les vrais buzz des faux ?
Parlons-en...
 
 
A bientôt, et en attendant, bon surf !
 
Frédéric Bardeau
  Trilogicom
Agencements en communication
mob. : 06 64 63 43 92
fax : 01 72 70 51 37
skype : trilogicom
site : http://www.trilogicom.com
blog : http://agencements.blogs.com
veille en images : http://www.flickr.com/photos/trilogicom/show/
 
Mardi 29 avril 2008 - Newsletter Trilogicom
Pour vous abonner, c'est ici
Pour vous   désabonner, c'est

Quand le CREDOC endorse Coca Cola bakchich.info se réveille et découvre les PR...

Et oui... Les médias sont souvent les derniers informés de ce qui se fait dans le domaines des relations publiques et des relations médias... C'est comme ça.

Aujourd'hui c'est Bakchich.info qui se réveille et découvre qu'un des objectifs prioritaires de Coca Cola est de se faire "recommander" par une institution qui a pignon sur rue (third party endorsement dans le jargon des PR) et faire accepter l'idée que la boisson d'Atlanta est un hydradant et pas une mine de sucres. L'article est là http://www.bakchich.info/article3433.html

Donc on le redit pour ceux qui viennent de débarquer sur notre planète ou ceux qui n'écoutent pas. Oui les multinationales sont en recherche de légitimité auprès des consommateurs et tentent de convaincre les leaders d'opinion de relayer leurs messages auprès du grand public. Oui elles dépensent des millions pour cela et sont prête à corrompre et à compromettre les journalistes, les scientifiques et les politiques pour obtenir des résultats.

Cela ne remet ni en cause les journalistes / les médias, ni le CREDOC, ni les agences qui conseillent Coca Cola, ni même Coca Cola en tant qu'annonceur : cela invalide en revanche purement et simplement cette étude, les journalistes qui l'ont relayé, le chargé d'étude et la crédibilité du CREDOC et l'annonceur qui est à l'origine de cette étude...

Parce que c'est possible que Coca Cola soit un produit intéressant pour s'hydrater, mais c'est pas comme ça qu'on va le prouver...

Et si on passait au "truth-based storytelling", chiche !

Blogged with the Flock Browser

Tags: , , , ,

Quand les "professionnels" se conduisent comme des amateurs... Il n'y a plus qu'à se professionnaliser tout seul !

Je suis pas pour le culte de l'amateur en théorie, ça dépend des champs d'intervention et des amateurs en question. En revanche je crois à l'intelligence et à la sagesse des foules, au crowdsourcing et au travail collaboratif à gradne échelle. Mais c'est pas le propos.

Je subis depuis 2 semaines des lenteurs inadmissibles de la part de mon "hébergeur professionnel" (payant bien entendu, ONLINE pour ne pas le citer), je reçois mes mails avec parfois des heures de retard et vice versa quand on m'en envoit... Dans ce contexte, que suis-je obligé de faire ? M'appuyer sur un service qui lui ne dérape jamais et qui est gratuit, Gmail en l'occurence pour ce qui concerne mes mails...

Autre exemple caractéristique : j'ai récemment fait une opération client et je me suis vu répondre par la DSI de mon client que tout ce que je proposais était impossible sur leurs serveurs gérés par IBM à prix d'or... J'ai donc rapatrié l'ensemble du dispositif sur mon hébergement à moi et tout s'est bien passé, moyennant un coût défiant toute concurrence...

Dernier exemple, j'ai récemment monté un film pour un autre client via une boite de production vidéo qui a envoyé des liens vers les ressources vidéos pour nous faire valider son travail : je téléchargeais le film en 30 secondes, pareil avec mon client quand il était chez lui mais dans son entreprise, il a mis 20 minutes, ça a planté plusieurs fois et il a donc été obligé d'appeler son helpdesk qui lui a trouvé une solution beaucoup moins conviviale et qui a mis surtout un certain temps à lui proposer quelque chose d'opérationnel...

Donc je pose la questions suivante : comment voulez vous que les amateurs ne soient pas plus puissants et réactifs que les professionnels quand les uns travaillent via Firefox entièrement "dans les nuages" (SaaS) avec des outils gratuits redoutables alors les autres se débattent avec Internet Explorer sur des machines périmées et des logiciels sous licence qui n'évoluent donc qu'une fois tous les ans ?

Que font les DSI ? A quand des DSI 2.0 ? Il faut vraiment que la Directions générales distribuent des giffles pour que les choses changent ?

Puisqu'on te dit que c'est gratuit : vas-y !

Dans "Gratuit , du déploiement de l'économie numérique", Olivier Bomsel nous parle de l'assimilation du numérique au gratuit du fait de la présence des "effets de réseaux". Il nous explique que comme "les innovations numériques voient leur utilité croître avec le nombre d'utilisateurs, il s'agit de logique d'effets de réseau qui imposent de conquérir le plus rapidement possible par des subventions subtilement choisies créatrice d'irréversibilité une masse critique d'utilisateurs..." Bah oui, c'est pour nous soutirer de l'argent ou en faire sur notre dos qu'on nous donne des choses gratuitement. Les entreprises et les pure players d'Internet ne sont pas des philanthropes...

C'est vrai, il a raison, "le gratuit est en Europe le propre des biens et des services publics" et "la tradition économique lie historiquement la valeur à la chose produite, au prix de revient et aux coûts associés aux objets..." Et c'est également très pertinent de dire que le numérique au sens littéral de chiffrage / codage en séquence binaire assimile tout ce qui est "codable" en bits à de l'information et réalise donc en cela le rêve de la langue universelle de Babel et finit donc par dépasser les desseins de Dieu. La valeur de synchronisation aussi c'est une véritable notion actuelle pour bien comprendre les déploiements du téléphone, des ordinateurs, d'Internet, des réseaux sociaux...

Mais pour Olivier Bomsel, "sous une apparence bienfaisante, le gratuit annonce toujours le prélèvement d'une rente et son réinvestissement dans une dynamique industrielle ou clientéliste". Et là je dis comme Marx : "ça dépend". Car il oublie tout une partie de la gratuité gratuite et désintéressée : les logiciels libres, les processus d'intelligence collective, les cybermobilisations et l'hacktivisme, le peer-to-eer et le warez, les sous-titrages et les traductions collaboratives, toutes ces communautés et ces internautes, blogueurs ou webmasters, qui ont fait avancé Internet gratuitement, sans copyright, dans le don...

Il conclut donc en reprenant que "There ain't no such thing as a free lunch" qui pourrait se traduire par "on a rien sans rien". Et si je parle des tutoriaux, des RFC/RFP, du W3C, de l'IETF ou de l'ISOC, de la devise des hackers ("information wants to be free") et si je dis Linux, PHP, mySQL, Apache, Debian, Slashdot, Wikipedia, SPIP, Mozilla, Anonymous, Freenet, Thor, Sourceforge, EFF, Indymedia, Creative Commons, GNU, Internet Archive, qu'est ce qui se passe ? Alors ? Allo ? Y-a quelqu'un ?

Eh, eh...

Anonymous ou la puissance du réseau - Le 15 mars : "we can make a difference"

On parle souvent d'Internet comme un truc génial mais je trouve que souvent ce n'est pas pour les bonnes raisons. Toutes ces histories d'intelligence collective, de buzz, d'open source politique et de social networking, de crowdsourcing, de web 2.0 nous font perdre de vue l'essentiel de la puissance d'Internet. Seul un exemple peut nous ramener humblement à une vision effarante de ce que peut Internet dans ce qui l'a de plus mobilisateur, international, critique, libertaire...

La manifestation mondiale contre l'Eglise de Scientologie déclenchée par "Anonymous" est un modèle qui restera dans les annales. Une explosion de cyberculture imédiatement historique tant la mobilisation a été spontanée et immense. Voilà ce que peut nous donner Internet, ces possibilités là sont inédites. J'adore ce réseau, il a changé ma vie et le monde dans lequel je vis. Et ce n'est que le début.

Le 15 mars : soyez au rendez-vous mondial contre l'Eglise de Scientologie, devant leurs bureaux, contre leurs sites web, autour de vous parlez-en.

Attaquer Wikipédia : quand on veut tuer son chien, on l'accuse de la rage...

Disons le tout net, je ne suis pas un intégriste de WIkipédia. Je l'utilise pour ce que c'est, je recoupe les infos, je contribue assez peu par manque de temps mais je suis fan de ce projet car il symbolise véritablement ce qu'Internet porte de meilleur, et de pire, mais donc de meilleur. Intelligence collective, autorégulation, désintermédiation, gratuité et liberté de l'information...

Mais pour l'école de journalisme de Science Po Paris et Pierre Assouline, il n'en est rien. Wikipédia est un sérieux problème pour le "Savoir" comme le "prouve" leur "enquête journalistique" publiée chez Mille et Une Nuits sous le titre "La Révolution Wikipédia - Les encyclopédies vont-elles mourir ?"

Passons assez vite sur les constats évidents et incontestables dont ils sont les seuls à s'émouvoir : il y a des erreurs dans Wikipédia et certains utilisateurs, les étudiants le plus souvent, plagient des articles de l'encyclopédie ne ligne. Et oui, le copier / coller ça existe et l'erreur est humaine... Dingue non ?

Mais ce qui émeut le plus les défenseurs des encyclopédies commerciales, c'est que "le pire vandalisme n'est pas de diffuser un article truffé d'erreurs grossières, mais d'y publier un texte d'une rigueur absolue et de le voir se déliter tous les jours sous la plume d'experts autoproclamés qui ne s'autorisent que d'eux mêmes." Je comprends leur amertume : le culte de l'amateur et de l'expert profane a souvent raison de l'expertise "classique" et ça c'est pas bien.

Plus encore, il paraît que "la pensée unique règne sans partage dans cette communauté d'internautes qui s'emballent très vite quand on les attaque car ce faisant c'est attaquer la Toile elle-même." C'est vrai que le "wikipédisme" peut faire des ravages car il ne hiérarchise pas les sources, qu'il n'y a pas de place pour l'analyse ou la synthèse mais uniquement pour un magma d'informations invérifiables et de jugements. Mais quand même...

Assouline et les journalistes de sciences pipo se trompent de combat : ils se défendent contre une encyclopédie collaborative car elle est censée avoir "la haine du journalisme", parce qu'elle est financée "par la pornographie du portail Bomis.com appartenant à Jimmy Wales", parce qu'elle incarne le "maoïsme digital" (Jaron Lanier) mais surtout parce que "l''encyclopédie collaborative en ligne est aux encyclopédies ce que la démocratie d'opinion est à la démocratie parlementaire... Puisque l'esprit de l'époque nous répète avec insistance que tout le monde est écrivain, philosophe, photographe, journaliste, professeur... on peut donc en conclure que tout un chaun est également encyclopédiste..."

Voilà le vrai problème : au lieu de défendre le projet encyclopédique de Diderot que personne depuis Wikipédia n'avait autant réactualisé et revisité, les journalistes se défendent aux-mêmes en tant qu'experts autoproclamés, dépositaires des méthodes d'investigations scientifiques et farouches opposants du "copier / coller" et de la "flemme de reformuler". Car c'est ça leur vrai problème avec Wikipédia, que "tout le monde peut y affirmer ce qu'il veut, il n'y a aucune autorité, chacun y établit sa vérité." Et oui, c'est comme ça !

La mauvaise foi des auteurs n'a pas de limites, ils comparent la "patrouille des modifications récentes" à des "milices urbaines qui font la ronde dans un quartier agité" (que n'auraient-ils pas dit si elle n'existait pas...), déplorent que "un article sur les pokémons fasse la même longueur que celui qui concerne Kant" et insistent sur le fait que "environ 30% des usagers dont 70% du travail" sur Wikipédia.

Wiki signifiant "vite", on peut se demander si le projet de WIkipédia est effectivement cohérent avec un projet encycloédiste (long terme, réflexion, lenteur), mais avec Wikipédia les choses sont claires puisqu'il s'agit d'un encyclopédie collaborative, d'un permanent "work in progress", de combats scientifiques autant que politiques, de dérives, d'articles de grande qualité... Parce qu'il faut le dire, recopier wikipédia c'est débile et anti-wiki : il faut réagir, contribuer et copier coller certains éléments en les replaçant dans leur contexte ("ça vient de wikipédia") et en aiguisant tout autant sa curiosité que son esprit critique.

WIkipédia et Internets plu globalement remet en cause le pouvoir des rentiers de l'information, des paternalistes capitalistes, des scientifiques enfermés dans leur tour d'ivoire, des politiques qui n'aiment pas leurs électeurs, etc. Que ceux qui ont un problème avec la démocratie, l'autogestion et les "vrais gens" lèvent le doigt ! N'ayez pas peur de l'inéluctable, transformez Wikipédia ou créez un modèle alternatif (Google Knol et la publicité c'est mieux ?), restez calme et n'accusez pas l'outil quand c'est la nature propre de l'homme qui est en cause (faire des copier / coller, avoir un avis sur tout, remettre en cause les experts...).

Sans rancune...

Cahier français de la Documentation française sur Internet et les médias

Il y a quelques mois j'ai travaillé sur une compétition visant à faire la promotion des contenus et des services en ligne de La Documentation Française. J'étais content car c'est un organisme respectable et important, qu'il publie des sites ressources aussi bien que service-public.fr et que faire un appel d'offre pour gérer sa stratégie Internet est toujours une preuve d'intelligence.

3303330403389 Mais en kiosque cet été est sorti un des Cahiers français de la Documentation française sur... "Information, médias et Internet" et depuis mon idée a un peu changé. Le sommaire est dispo : ici.

Cette belle institution doit être parfaitement schizophrène au niveau d'Internet, comme beaucoup d'autres... En effet pour éditer des portails Internet d'information publique d'une main et laisser sortir un Cahier comme ça de l'autre, il faut vraiment que la ligne éditoriale de ce numéro sur les médias ait été sous le contrôle des journalistes et non pas des "pure players" de l'Internet de La Documentation française... Dommage. Quand on laisse la main à des "universitaires des médias" pour parler d'Internet, on a souvent bien du mal à s'y retrouver...

On échappe pas à une "défense" en règle des médias traditionnels "qui assurent bien un rôle de contre-pouvoir" (on est rassuré et en plus c'est Kant qui le dit donc ça va) et à des poncifs du genre "faut-il craindre que blogs et chats manifestent plutôt le recul d'une information publique, générale, soumise à des règles déontologiques, au profit d'enfermements égotistes ou d'emballement grégaires ?" Ah bon ? Parce que quand tout le monde reprend la peoplisation du politique et que chacun y va de son scoop sur le couple du président on est pas dans de l'égotisme grégaire ? Plus loin on lit "L'Internet est sans doute un puissant moyen d'information, mais cette information n'est ni complète ni parfaite" - laquelle l'est on a envie de dire ? - et dans la foulée un lapidaire : "L'Internet peut également donner lieu à des dérives inquiétantes pour la démocratie". On croît rêver...

La méconnaissance manifeste des différents auteurs pour Internet et l'informatique en général est patente. On y mélange allègrement les blogs (éditoriaux, asynchrones et "web") et les chats (interpersonnels, synchrones et IRC), les wiki et "photoshop" (qui est une marque déposée...). Les ressources et les références invoquées pour chaque brillant article ne comportent aucune URL. Les glossaires explicatifs sont inexacts avec par exemple page 45 une définition de ce qu'est le "haut débit" (SIC), une description du "marketing viral" comme "une diffusion exponentielle d'un message (généralement un mail)" SIC et re SIC on apprend que les flux RSS s'affichent "sur une page de son navigateur"... C'est quand même pas difficile de renvoyer à WIkipédia pour des définitions liées à Internet non ?

Les pages inter-articles roses sont les plus intéressantes car elles sont descriptives et non conceptuelles. Car les concepts creux s'adaptent mal à Internet. Quand ils n'en sont pas directement issu, ils sonnent mal et restent plats et rebelles à l'analyse. Ainsi en va-t'il de la "culture de flux" d'Internet opposée la "culture de stock" : rien n'est moins faux quand on se penche sur les tentatives d'archivage du web et les problématiques des moteurs de recherche qui "tapent dans le stock" autant qu'ils gèrent les flux. Pareil pour le "temps fracturé", la "gouvernance"...

Donc pari manqué pour La Documentation Française qui devrait être une référence ultime dans l'analyse d'Internet et de ses enjeux médiatiques, qui devrait apporter de la clarté et de la simplicité dans des problématiques complexes où l'on a souvent peut d'éléments pour se faire une pratique d'information intéressante à défaut d'avoir une opinion personnelle sur ces sujets.

Pourtant il y a tellement à dire sur les rapports entre journalisme et Internet...

Mon site web professionnel

Réseaux sociaux


  • Frédéric Bardeau's Facebook profile

Les commentaires récents