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NOVA Sonar d'anthologie pour ne pas oublier que le capitalisme d'état à la française sent très mauvais...

Rien du bon, rien que du son...


                 

N'importe quelle entreprise normale ne s'en remettrait pas, mais avec EADS et ses liens avec l'Etat d'une part, et les liens de l'Elysée et de l'actionnaire "frère" avec les médias d'autre part, c'est pas pareil... Forcément... Pas croyable non ?

Un baromètre quali de la blogosphère ? Et toujours gratuit ?

Mais où s'arrêtera t'il ?

Après le keyword planning (voir ici), voilà une offre encore plus folle et toujours open source :
Logotopoftheblogs


"Top of the blogs" c'est un baromètre qualitatif (donc pas de chiffres, pas de pourcentages, pas de "représentativité", etc.) : rien que du sentiment !

Les marques, les produits et le services dont les internautes blogueurs parlent très positivement... Une mine d'info marketing / communication sur les phénomènes de lovemarks et les insights qui s'y rattachent.

Le mieux c'est de voir en action...

Ce sera ici, et là aussi

La veille proactive ou comment faire de la prospection par le don !

Tous les veilleurs le savent bien :
- la durée de vie d'une information trouvée lors d'un processus de veille stratégique est souvent très réduite
- une information pertinente issue de la veille intéresse un nombre très restreint de personnes qui doivent en être destinataire le plus rapidement possible, ce pour éviter qu'elle ne se périme (cf. point précédent)

Tous les jours, je fais plusieurs heures de veille :
- directement quand je "fais le tour" de mes alertes, quand je réalise mes veilles "clients", etc.
- indirectement aussi quand je fais du wilfing au gré du vent, que je rebondis sur quelque chose auquel je ne m'attendais pas ou encore quand je découvre quelque chose d'intéressant en cherchant autre chose, etc.

Quand cela concerne ou peut intéresser mes clients, je leur envoie, c'est ma façon de travailler depuis toujours, et je le fais d'autant plus facilement que je sais que c'est à la fois gratuit mais également payant sur le long terme.

Mais quand cela peut intéresser des gens que je ne connais pas, qu'il faudrait que je passe forcément plus de temps à chercher qui ça peut intéresser que le temps que j'ai passé à trouver l'information ? Quoi faire ?

Face à ce dilemne, j'ai décidé de pousser mes idées jusqu'au bout et de donner le produit de ma veille plutôt que de le laisser se périmer sans l'utiliser.

J'ai appelé ça le :Logokeywordplanning_2

Parce qu'on est propriétaire de rien, qu'il n'y a pas de brevets sur les idées et qu'une idée n'est rien si elle n'est pas appliquée : j'ai décidé à partir de pas plus tard que maintenant de procéder de la façon suivante :
1) je détecte une information intéressante que je considère comme ayant un potentiel marketing communication important et cela se résume à une information et un "KEYWORD" qui, tapé dans un moteur de recherche, permet de prendre la mesure de la portée de l'information en question
2) je prépare une alerte simple avec le mode d'emploi de l'information (quoi faire avec ça ?) et je l'envoie à tous les contacts facilement trouvables sur Internet qui appartiennent aux organisations que j'imagine potentiellement intéressées (comme une bouteille la mer)
3) j'informe dans cette alerte que l'information sera mise en ligne 3 jours après sur mon blog (oh le chantage odieux)

Et voilà, le tour est joué ! Ceux qui traitent l'info, tant mieux, sinon tant pis ! S'ils intègrent l'information en utilisant mes services ou veulent continuer à être alimentés par mes soins, tant mieux, sinon tant pis !

Pour moi Internet c'est aussi ça, le partage comme effet de levier, la gratuité comme business modèle : l'intelligence collective de ce réseau merveilleux prouve tous les jours que l'innovation, la connaissance et le business ne sont pas des jeux à somme nulle. Quand je donne une information, rien ne m'est amputé même si on ne me paye pas pour le temps, l'expertise et la valeur ajoutée que j'ai déployé pour trouver cette information intéressante.

Alors cette idée de veille proactive, de prospection par le don, de marketing par l'addiction ou la contamination, malin non ?

On va voir ça très vite et très concrètement.

Des infos pour rester bien en ligne (2)

Dispositif Internet de l'opération "SOS Enfance Mal Logée"  de la Fondation de France
Un mini-site dédié, un sondage en ligne, des podcasts audio et vidéo et des bannières pour attirer l'attention des journalistes et du grand public sur les problématiques de mal-logement et d'accession à la propriété des plus fragiles. Trilogicom s'est mobilisé en un temps record aux côtés de la Fondation de France pour assurer la réussite de cette opération sur Internet dont la marraine est Daniel Lumbroso. Visitez le site : http://www.enfance-mal-logee.fdf.org
 
Devinette "Grenelle de l'environnement"
Qu'est ce qui a été mesuré par Nielsen Buzz Metrics comme le buzz mondial de l'année et qui a été dans le même temps choisi comme le thème du prochain "blog action action day" au niveau international ? Alors ?
 
Conférence "L'impact d'Internet sur la communication" à Sup de Pub : les slides sont en ligne !
Partager ses informations, transférer ses comptences, échanger avec des apprentis communicants, c'est très riche. Et si en plus ça peut servir à l'édification et à satisfaire la curiosité de mes chers clients et partenaires : on va pas se gêner ! J'ai donc mis en ligne la présentation "L'impact d'Internet sur la communication" que j'ai faite aux étudiants SP3 de Sup de Pub le 3 octobre 2007. Si vous voulez en savoir plus sur le phénomène du web 2.0, le podcasting, les blogs, le référencement, l'emailing, le viral et comprendre pourquoi on parle autant de facebook, wikipedia, etc. Bonne lecture : la présentation est là 
 
Vive les mashups et les widgets de bureau !
Derrière ces mots barbares, des choses simples à faire et complètement évidentes pour les utilisateurs.
Les widgets fournissent des services sur votre ordinateur ou sur un site web (outils pratiques, informations, divertissements). Beaucoup de widgets francophones sont disponibles : ici. Et là un exemple d'utilisation marketing / communication : un widget "compte à rebours jusqu'à l'accouchement" créé par une marque de puériculture.   
Autre phénomène : les mashups. Ces applications composites vous permettent de mixer des applications existantes ouvertes (Google, Yahoo, Amazon, eBay, Facebook..) et de créer votre propore application. Exemple : cartographier les lieux et les acteurs du lobbying à Paris en 2 temps, 3 mouvements grâce à l'application Google Maps. Ce n'est qu'un exemple mais je crois qu'il est parlant. Découvrez "La cartographie des acteurs parisiens de l'influence (IE-Lobbying.info)" : ici
 
La Chaîne de l'Espoir fait  de l'emailing viral en envoyant des "chain-letters" avec Trilogicom
On a tous reçu dans nos boites aux lettres des spams nous demandant de sauver un enfant dont les jours sont en danger (Brian, Noémie, etc)... C'est énervant car c'est faux, il n'y a pas jamais d'enfant à sauver, et que ça joue sur la générosité des gens pour récolter des adresses emails et continuer d'envoyer des spams. Mais quand c'est un véritable enfant et que c'est une vraie association qui en sauve plus de 1000 par an ? Sauvez Maïga ! Et soutenez la Chaîne de l'Espoir !
 
Quand Youtube (Google) se met au non-marchand...
C'est avec toute sa puissance et c'est avec la Clinton Global Initiative (lire le communiqué ici) et c'est au service de toutes les causes  : pourquoi pas vous ?
http://www.youtube.com/nonprofits

Lancement du site A Domicile Services
En accompagnement de la campagne presse de TBWA/CORPORATE/NON PROFIT, mise en ligne d'un site événementiel pour un réseau national de services à la personne. Visitez le site : http://www.adomicileservices.com/

Cancer : un  bon produit-partage vaut mieux qu'un mauvais stand sur Second Life !
Acheter un iPod rose et reverser des fonds contre le cancer du sein : ça c'est du produit partage qualitatif et rentable et en tant que donateur potentiel, ça me parle ...
Ouvrir un espace sur Second Life pour combattre cette même maladie, je vois moins l'évidence et la pertinence pour la cause... 
 
Birmanie 1 - Internet 0 ?
Journalisme citoyen ou pas, les connexions Internet avec la Birmanie sont coupées... On réprime et on tue donc à huis clos. Alors Internet : combien de divisions ? Ca tombe bien, aujourd'hui c'est le jour de mobilisation internationale des blogueurs. Visitez le site Free Burma

Achetez le hors série "Révolution 2.0" de Courrier International !

Logocihs Il est énorme ce hors série... à 2 niveaux principalement :
- c'est un document de pédagogie irremplaçable pour ceux qui ne connaissent pas bien les problèmatiques Internet actuelles au plan des contenus et des usages, à distribuer dans les CODIR, les directions marketing, les directions de la communication et les agences conseil, mais également dans les écoles !
- c'est une compilation des meilleurs articles de la meilleure presse internationale, ça a donc une valeur historique et historiographique
- c'est une photographie de la perception d'Internet par la presse car les articles sélectionnés reflètent les fantasmes autant que les peurs d'une société face aux derniers développements du réseau

Et pour vous donner encore plus envie de l'acheter, je vais sacrifier à un effet de mode qui s'est développé avec les sites de bookmarking social (digg, etc.) et vous donner...

8 BONNES RAISONS DE L'ACHETER

1. Il y a un bel éditorial de synthèse, c'est tellement rare...
2. Il y a des photos de Tim-Berners Lee, de Richard Stallman et de Linus Torvald qui ont fait beaucoup pour façonner l'Internet d'aujourd'hui
3. Il y a des analyses bien pesées sur des caractéristiques clés du réseau et qui perdurent depuis ses origines : refus du rapport marchand, éthique hacker, désintermédiation, rentabilité du gratuit, technologies politiques...
4. Il y a des dessins hyper drôles qui parlent plus que des centaines de slides power point
5. Il y a des parti-pris contestables (pourquoi tant de place à Second Life ?) et d'autres qui font plaisir (quasi rien sur le e-commerce mais un chapitre entier sur l'activisme et la politique)
6. Il y a des cartes et des données chiffrées à la fin qui sont vraiment bluffantes !
7. Il n'y a pas d'articles émanant de la presse offline française qui dans l'ensemble ne comprend pas grand chose à tout ce qui se passe sur Internet...
8. Il n'y a que 2 pages de pub et une double page de publi-rédactionnel sur 100 pages de magazine (comme quoi c'st possible) !

PS : je suis pas actionnaire de Courrier International bien entendu

Bonne lecture

Conférence Trilogicom à Sup de Pub : "Internet et communication"

C'était hier et c'était très intéressant d'échanger avec de futurs communicants sur l'impact d'Internet sur la communication et ses différentes techniques...

Cette conférence avait pour objectifs de faire de la pédagogie mais également de faire réagir mon auditoire, elle est donc éminement subjective et plein de parti-pris.

Elle n'est surement pas exempte d'erreurs non plus...

Si le public tait avant tout "étudiant", je pense que nombre de professionnels de la communication, en agence ou chez l'annonceur, y apprendront également des choses et réviseront peut-être leur jugement sur certains aspects d'Internet dans leurs stratégies de communication...

En tous cas j'espère...

Bonne lecture à tous et merci encore aux étudiants SP3 de Sup de Pub pour leur patience et leur intérêt.

Je ne sais plus quoi penser de Seth Godin (suite)

Je viens de finir 2 autres opuscules du "maître" : "Small of the new big" et "Tous les marketeurs sont des menteurs" donc je reviens un peu à la charge par rapport à mon premier post sur Seth Godin.

Je suis d'accord avec lui :

1) on ne peut être intelligent, réactif, innovant qu'en restant "petit", la taille est devenu un inconvénient dans le business ou il faut la contre balancer par des process et des ressources humaines très bien organisés...

2) le consommateur d'achète pas des produits ou des faits, il croit en fait plus volontiers à l'histoire qu'on lui raconte car elle le captive, qu'il la croit vraie, qu'elle véhicule une promesse, qu'elle le conforte dans sa vision du monde... Soit, sinon les gens n'achèteraient plus de Nike à 300 euros depuis qu'ils savent qu'elles ne coûtent en fait que 50 euros à fabriquer car ce sont des enfants qui les confectionnent dans des pays en voie de développement.

Mais ensuite, il dit de manière assez claire que "le marketing réussit quand des personnes ayant développé une vision du monde analogue se regroupent en nombre suffisant pour permettre aux marketeurs de les rejoindre de manière rentable" et là, je doute qu'il ait raison. Tout ce qu'est Internet, les start-ups et la vague du web 2.0 démontrent le contraire : si Amazon avait attendu qu'il y ait suffisamment de personnes pour acheter des livres par Internet ou si FaceBook avait du attendre d'identifier une communauté suffisamment grande pour lui proposer un système de réseau social, ils attendraient encore...

Autre exemple : "le désir d'imiter les personnes que nous admirons est l'élément qui cimente notre société, c'est aussi l'ingrédient secret de toute entreprise de marketing fructueuse : les personnes qui croient vos histoires font tout pour la répandre et convaincre leur entourage." C'est une bien belle théorie mais toute la schizophrénie essentielle du consommateur de la fashionista est gommée avec ce raisonnement à l'emporte pièce. On cherche à se rassurer en adoptant des codes, c'est sûr, c'est pour cela que toutes les femmes s'habillent pareil et que les voitures sont toutes pareilles. Mais la recherche de la singularité, du produit unique, du do it yourself et de la customisation - qui sont des tendances fortes de consommation - sont tout bêtement fondamentalement en contradiction avec la théorie de Seth Godin.

Pour résumer un peu mon propos, je reproche à Seth d'avoir perdu son humilité et d'être devenu lui-même un produit marketing : une sorte de gourou ou de love mark qui a donc sacrifié au succès ce qui faisait son attribut premier : la singularité, l'originalité et le caractère innovant de son positionnement et de sa démarche. C'est dur pour lui de devenir ce qu'il dénonce... Mais comme il est riche désormais, il doit s'en contre f...

Pour finir en appliquant à Seth une de ses propres "règles"  : le marketing c'est vendre un produit à ceux qui ne veulent pas acheter un certain type de produit ou une certaine marque, cibler les déçus de quelque chose ou de quelqu'un. Alors on pourrait dire que Seth devrait plutôt cibler les "non professionnels" du marketing, pas les gens dont c'est le métier, comme moi !

Conclusion : je suis pas dans la cible de Seth !

Web 2.0 : y en a marre, ça suffit maintenant les bêtises !

Ca fait longtemps que ça me démange et que je me retiens mais là clairement, c'est plus possible...

Que je lise des pages de bêtises, de discours opportunistes et de "buzz" sur le web 2.0 dans des blogs ou des médias, c'est normal (quoique), en tous cas ça se comprend : on ne scie pas la branche sur laquelle on est assis (sauf moi je vais y revenir) et pour les journalistes il faut bien chercher de l'actu un peu sensationnelle.

Mais quand c'est un client ou un prospect qui me fait le coup du "on est pas assez web 2.0", où quand je vois à quel point on se pose une question aussi débile que : "pourquoi les DSI ont peur de mettre du web 2.0 dans les entreprises ?" (voir le morceau de bravoure en anglais publié ici à grand renfort d'études Forrester) : c'est plus possible !

Rappel des faits : le web a été créé pour se développer et répondre à des besoins multiples et variés (échanges d'information, business, divertissement, etc.), peu importe les usages j'ai envie de dire. Que le web 2.0 désigne une posture qui place l'internaute au centre des contenus et des services (user centric + user generated content des blogs, des wikis, des flux RSS), qu'il permette de "mixer" des applications ouvertes (mashups) ou encore d'enrichir les interfaces des sites web (AJAX), soit.

Mais je pose 3 questions auxquelles j'ai clairement des réponses assez tranchées :

- en quoi est-ce une "révolution" qui justifie qu'on dise qu'on a franchi un saut quantique au niveau du web ? 

On nous fait régulièrement le coup de la killer app, du "truc qui déchire" et qui fait que rien ne sera plus jamais comme avant. Ca fait vendre du papier, du conseil et des sites Internet mais ça apporte rarement de la valeur ajoutée durable pour l'utilisateur, et pour le business encore moins. Il y a eu les applets Java et maintenant c'est AJAX ou Ruby on Rails. Pour moi, des sites comme mySpace me font penser, en plus facile d'accès, aux sites personnels d'antan (ah Geocities, les pages persos des FAI...) et j'ai envie de dire : combien de divisions ? De l'argent et des rachats OK mais qu'apportent de réel et de durable des sites comme mySpace, YouTube, FaceBook, Flickr ? Ca reste des images, des vidéos, des textes non ? Elle est où l'expérience unique pour l'utilisateur et la révolution pérenne pour la société et le business ?

- ne doit-on pas considérer que c'est au contraire une régression par rapport à l'objectif premier du web qui a été conçu dès son origine et doit continuer à se développer comme un principe unifiant et unique qui reste standard, interopérable et accessible à tous ?

L'AJAX n'est pas accessible (aux mal voyants), les mashups (Maps, etc.) non plus, et où sont les outils et les contenus qui unifient le web, le rende plus intelligent, plus intégré ? Comment on fait pour conserver un web qui réponde toujours aux contraintes du W3C si tout le monde fait n'importe quoi avec n'importe qui ?

- et les organisations, elles doivent en penser quoi et en faire quoi de ce web 2.0 ?

Là c'est un peu comme d'habitude, il faut d'une part booster un peu les informaticiens qui vont être trop sur la réserve ("le web 2.0 c'est pas dans les clous au niveau sécurité, ça sert à rien et ça fait perdre du temps aux salariés") et calmer les communicants qui vont avoir tendance à vouloir des blogs, des wikis, des mashups et des interfaces en AJAX pour être "dans le vent".

Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : du business il y en aura et des révolutions il y en a, mais pas tous les jours et il ne suffit pas d'avoir un site un peu dépouillé avec de l'AJAX ou une mashup pour en être. Google c'est une révolution unifiante (Page Rank), Wikipédia aussi à sa manière, les flux RSS changent beaucoup la donne, d'autres innovations sont en cours de consolidation, d'autres naissent...

Mais au niveau du web, il ne doit en reste qu'un : ni 1.0, ni 2.0, ni 3.0, juste le web, un et indivisible, pour tous et partout.

Parlez moi du web sémantique qui nous permettra de poser des questions en langage naturel aux moteurs de recherche, là je vous dirais que vous faite avancer le web !

Je ne sais plus quoi penser de Seth Godin...

Il est dans mon blogroll ce bon vieux Seth Godin, je le lis depuis 2000 et je dois avouer que maintenant à l'heure où je vous écris : je suis un peu perdu. Info / intox, toujours au top ou un peu moisi ? Regardons ça de près car il y a de quoi être partagé, franchement.

Parce que lui aussi Seth, il a un côté Jean-Marie Dru (son côté "disruption") : je parle des gens que j'aime et comme par hasard il cite ses clients, il se prend pas pour le dernier des cons ("I sell fireworks"), il enfonce des portes ouvertes ("be the first in the phone book") mais bon, il ne faut pas avoir la dent dure pour le plaisir, Seth Godin reste un maître dans l'art d'enfoncer des coins dans les encoignures qui font très mal à la "pensée unique" de la communication et du marketing. Et ça, ça reste toujours respectable après tout.

Rappelons brièvement ce qu'il faut retenir de côté décapant de Seth : on pourrait le résumer en une phrase aussi lapidaire que "They just don't get it !" mais allons plus dans le détail :

1) La TV est morte, le 30 secondes TV aussi : on sait désormais qu'elle est la part du budget publicitaire qui ne sert à rien...

2) Ce n'est pas en interrompant (publicité, spam) ou en forçant ses cibles qu'on déclenche de bonnes disposition chez ses prospects et ses clients. L'opt-out c'est du spam "politiquement correct", mais c'est du spam. Au mieux on se fait plaisir et au pire on balance son argent par les fenêtres.

3) Les grandes marques sont mortes ("yesterday's business"), les petites explosent car elles arrivent plus facilement à être "remarquables", elles sont plus agiles, elles modifient leur busines model en fonction du marché et des mouvements de leurs concurrents. C'est la capacité à changer rapidement qui fait la différence.

4) Les ennemis du changement sont la superstition managériale, la compétence et le professionnalisme de zélateurs de la direction générale et leurs consultants de panurge : pas la critique et le mauvais esprit. Le style est gratuit, l'intelligence essentiellement sociale : le pouvoir n'existe plus. Il faut quitter son travail salarié (il rappelle très justement que l'éthymologie de salaire vient de la poignée de sel qu'on donnait aux travailleurs) pour se mettre à son compte ou travailler dans des entreprises de petites tailles : small and independant are beautifull ! Safe is risky.

5) Le vrai marketing est dans la fonctionnalité du service et dans la conversation avec ses clients. Pas dans les "moins mauvaises solutions". Le marketing ce n'est pas produire des objets ou fournir des services, c'est prendre des décisions et raconter des mensonges que les consommateurs ne demandent qu'à croire.

6) Internet est le média central d'une révolution qui est en marché : on ne le voit pas encore de manière évidente et massive car sa courbe de progression est encore très importante et que la "long tail" est difficile à appréhender. Mais le taux de pénétration, la bande passante, l'espace disque des serveurs, les hots spots Wifi et le capital risque ne feront qu'augmenter dans les prochaines années.

7) Le site web d'une organisation doit être simple et proposer aux visiteurs de devenir des amis et aux amis de devenir "clients". Il faut acheter du trafic via Google AdWords et être à l'écoute : contact, commentaires, blogs...

Verdict temporaire : Seth Godin reste dans mon blogroll...

;-)

Les geeks, le high-tech et le vintage

Super post de Samuel Chéné à lire ici sur la propagation chez les geeks et les entrepreneurs 2.0 d'un objet complètement offline et vintage : les carnets Moleskine.

J'en ai des kilos depuis des années, mon pote Arno m'a fait découvrir ces carnets / agendas très bien conçus en cuir noir qu'utilisaient les peintres, architectes, écrivaints et les intellectuels européens au XIX et XXèmes siècles (Van Gogh, Picasso, Hemigway). Mon ami Rachid me parlait encore il a une semaine de sa prolifération dans les milieux high-tech : Loïc Le Meur en a un, c'est pour dire...

Objet vintage complètement "déconnecté, il trône donc dans la panoplie des travailleurs du capitalisme cognitif à côté des PDA, des mobiles 3G, des MicroTrack et autres ordinateurs portables...

Tendance très claire actuellement, retour d'éléments anciens revisités pour ma (post)modernité (ballerines Répetto, Marie-Antoinette, l'accordéon, New Beetle, brocantes et fripes anciennes, tongs), communication sur l'histoire (Lacoste) : son application par le milieu hypermoderne de la high-tech est très spécifique. La technologie est par essence "froide" et ayant peu "d'histoire". Tout ce qui peut donc donner un aspect usé / used, ancien et historique est donc bon à prendre.

J'ai gardé tous mes PC et tous mes Mac et j'ai même racheté un Apple II C. Je colle des autocollants sur mon Mac dont je cultive également l'apparence "patinée", je clame haut et fort que j'ai fêté cette année les 13 ans de mon adresse Hotmail. Les marques sortent des petits PC avec des couvertures en cuir, des téléphones ultramodernes mais d'apparence "antique" et luxueuse. "L'esprit du réseau" est gardé par des templiers et les pionniers de la cyberculture sont crédités d'une grande aura (Thimothy Leary, Vint Cerf, Steve Jobs, Richard Stallman, Jacques Attali, Jean-Michel Billaut...).

Quand on se cherche une histoire et qu'on est un perpétuel mouvement décentralisé, les références invoquées sont donc très hétérogènes. D'où l'intérêt de se créer des signes de reconnaissance, et de puiser dans le passé pour légitimer l'avenir.

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