Le buzz et le viral, c'est quand même souvent pas très joli joli, voire c'est tout simplement de la merde !
Ca fait longtemps que ça me démange alors je le fais, comme ça je serais débarassé, plus serein.
Quand les clients veulent faire du viral, je reste calme ; quand les journalistes en ont plein la bouche du mot "buzz", je me retiens ; et même quand les industriels du buzz se gargarisent de leurs trouvailles...
Mais quand je vois que la fin 2007 et le début 2008 auront été marqué par 3 buzz pourris, voyeuristes, scatologiques, j'en ai un peu marre en fait qu'on mélange Internet à ça et qu'on utilise toujours le même mot pour définir la viralité des informations sur la toile.
Rappelons les ces 3 buzz dégueulasses dans l'ordre de leur niveau d'abjection :
1) 2 girls 1 cup, no comment tellement la bétise, le voyeurisme et la décadence moral de nos sociétés occidentales sont insondables avec cet exemple
2) Laure Manaudou nue : OK elle est complètement immature de les avoir faites et laissées à son mec ces photos numériques, mais mince quel bruit pour les frasques d'une pauvre sportive dont les médias généralistes, et donc maintenant les paparazzis, se sont repus. A noter les quelques blogueurs intéressés qui ont "fait des tests" et "calculé" le trafic généré par la reprise de ces mots clés très recherchés.
3) Nicolas et Carla : honte d'être Français et de voir comment on achète le mariage de la carpe et du lapin qui dissimule très mal une évidente convergence d'intérêts, une joint-venture médiatique, une co-variance des égos, le spectacle et le simulacre incarnés en une information...
Souvenons nous de Bourdieu, qui nous rappelait souvent que le "fait divers fait diversion" et que quand on parle de ça, on ne parle pas d'autre chose, on ne prend pas un livre et on ne pense pas.
Et disons le tout net, en tant que consultant souvent interrogé sur des problématiques de buzz et de "viralité" : il n'y a pas de "best practices" ou d'enseignements à tirer spécifiquement de ces 3 grands moments de bouche-à-oreille électronique pour mon métier. En tous cas rien que l'on ne sache déjà : donnez au public le meilleur, il vous le rendra, donnez lui le pire, il vous le rendra aussi.
On a les buzz qu'on mérite...
Toujours !




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